Encore un blog?

"drôle de rêve", se dit-on parfois au réveil. Encore faut-il s'en souvenir.
Sur ce blog, ce sont mes aventures dans les bras de Morphée qui vous sont reportées, telles quelles. Parfois surprenantes, souvent farfelues, elles racontent chacune une histoire, que je vous laisse apprécier. Quand je m'en souviens, bien entendu.
Mardi 21 février 2006
Non, cette fois il s'agit d'une aventure réelle.
Over-blog étant très sympa mais assez limité, somme toute, ce blog déménage vers Blogger. Les défenseurs des entreprises françaises ont le droit de me taper dessus, d'autant que je ne rejoins pas un petit nouveau, mais un service du monstrueux Google.

La suite se passe donc par ici : http://drolesdereves.blogspot.com/
Bonne nuit.
Par sickmyduck - Publié dans : drolesdereves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 29 janvier 2006

Quelques années dans le futur, je suis envoyé en Chine avec un collègue du magazine de jeux vidéo pour lequel je bosse. A Pékin se déroule la première édition d’un salon des nouvelles technologies et des jeux vidéo. On est un peu dubitatifs sur ce qu’on va trouver là-bas. La Chine n’a pas beaucoup évolué au niveau politique, seule sa puissance économique a grandit depuis quelques années. Internet n’est toujours pas en libre accès et son développement est de plus en plus freiné. Pendant le long trajet, je m’interroge sur la façon dont nous allons pouvoir envoyer nos articles sans qu’un lieutenant ne les censure ; au pire, nous avons apporté clandestinement une antenne satellite miniature.

Nous y voilà. Une voiture officielle nous conduit directement de l’aéroport à l’hôtel, qui se révèle être également le lieu de l’événement. Le programme déposé dans la chambre nous annonce des conférences des ‘grands’ du marché – EA, Ubi, Microsoft… Tiens, ce dernier présenterait sa nouvelle version de Windows ? Voilà l’aubaine pour nous d’exhiber une exclusivité, le temps de quelques heures. La conférence n’ayant lieu que plus tard, nous avons le temps d’aller voir si l’on peut en apprendre davantage avant les confrères. Nous descendons dans le hall principal, où une attachée de presse chinoise nous fait comprendre bien poliment que le salon n’est pas encore ouvert. Les deux militaires flanqués derrière elle appuient son propos par leur simple présence. On s’écarte docilement, quand on repère une porte de service sans garde et sans verrou. L’occasion est trop belle, on s’y glisse subrepticement. Une grande salle circulaire, très peu éclairée. Au centre, une table, avec un PC dernier cri. Un technicien chinois est affairé près des prises.

Nos quelques connaissances de Mandarin nous permettent d’entamer le dialogue. Ce jeune homme est technicien informatique, on l’a chargé de brancher ce poste et de veiller à son bon fonctionnement pendant le salon. En voyant que nous sommes étrangers, il ne nous cache pas, à demi-mot, son antipathie avec les méthodes de son gouvernement. Il aimerait voir le monde ailleurs, mais n’en connais que les images que les manuels scolaires veulent bien laisser voir. Emus par ce type, on commence à lui raconter notre vie en Europe, et comment la Chine est perçue. Il écoute, ébahi, et semble dire que ses théories se révèlent juste. C’est alors qu’il allume l’écran, avec un regard complice. Sous nos yeux, la machine affiche le système d’exploitation inédit de Microsoft, qu’aucune personne, hormis ses concepteurs, n’a encore vu. Il ne me faut pas une seconde pour commencer à mitrailler l’écran avec mon APN. Mon collègue surveille la porte, tandis que je navigue avec la souris. Cette version est stable mais inachevée, et pourtant elle présente des innovations très fortes. Le jeune chinois semble fier de me montrer cela, tel un secret partagé. Au bout d’un certain temps, je commence à m’inquiéter pour lui. Quand les images paraîtront, les autorités ne tarderont pas à l’impliquer. Je lui en fais part, et il se vexe presque. Son acte était délibéré. Soudain un militaire surgit, un gradé. Sans un mot il demande des explications à notre camarade. Ce dernier lui assure que nous l’aidions juste à finaliser l’installation, c’est tout. J’ai pu ranger mon appareil à temps. Le gradé nous somme de sortir de là, et renvoie le technicien dans son bureau. J’attrape son bras, sachant que je ne le reverrai jamais :
«Tu ne sais pas tout, la Chine te cache beaucoup de choses »
« Je sais », a-t-il simplement répondu. Et il est parti.

De retour dans notre chambre, je branche le laptop à notre petite antenne, afin d’envoyer les photos à la rédaction. En l’honneur de notre ami inconnu.

Par sickmyduck - Publié dans : drolesdereves
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 28 décembre 2005

Le briefing est simple : c'est à cette petite gare de banlieue qu'une jeune ado prend le train pour rentrer chez elle après les cours. On vient d'apprendre qu'un groupuscule mafieux va tenter de l'enlever pour demander une rançon à son richissime père. A nous d'empêcher cela.

Nous sommes cinq dépêchés en catastrophe sur place. Le chef du groupe nous répartit afin de repérer et accompagner la jeune fille. Comme les trains partent toutes les trois minutes, il se pourrait qu'elle soit déjà montée dans l'un d'eux : une partie de l'équipe monte sur le toit du train en partance, afin de repérer les malfrats. Je monte dans le suivant, et repère notre objectif. Je fonce vers elle tandis que, de l'autre côté du wagon, j'aperçois deux hommes en noir équipés pour l'assaut. J'attrape la jeune fille par le poignet et nous sautons du train qui vient de démarrer, côté rails. En deux mots je lui présente la situation, puis nous courons vers la gare. Du toit du train que l'on vient de quitter mon chef me crie de prendre le suivant, tandis qu'ils s'occupent des bandits. Ce que l'on fait, en essayant de se faire remarquer le moins possible. Le train démarre avec heurts, puis nous filons. Je guette les nombreux passagers. Pas de menace immédiate. La jeune ado m'observe en silence, quand un contrôleur vient nous demander nos titres de transport. Pour assurer notre discrétion, je ne peux pas sortir ma carte d'agent spécial : je dois rester le plus discret possible. Et pour une raison qui m'échappe, la jeune fille n'a pas de titre non plus, ou alors elle fait semblant. Du coup le contrôleur s'énerve, tandis que je m'escrime à lui faire comprendre qu'il serait dans son intérêt d'aller voir ailleurs. Mais ces esclandres attirent le regard, et à la première station nous sommes contraints de descendre, mais pas par la porte : à nouveau en sautant sur les rails. Le train repart, nous attendons le suivant, qui arrive presque aussitôt.

On monte. Mais après réflexion, je ne sais pas où mon patron veut que le rejoigne ; il ne m'a laissé aucune indication quant au lieu de sûreté qui a été choisi et je n'ai pas de radio sur moi. On trouve deux places assises. Alors je commence à bavarder. Je lui demande de réorganiser sa coiffure, en retirant un certain nombre de barrettes, afin de confondre l'ennemi. "D'accord, mais je garde ces deux-là" me dit-elle.
A la station qui suit, montent deux militaires vigie-pirate, arme au poing. Des confrères éloignés, qui ne le savent pas. Ils montent pour nous, le contrôleur les a prévenus. D'emblée ils nous interpellent, exigeant de voir titres de transport et papiers d'identité. Même discours que précédemment. J'hésite à les mettre au jus. Mais leur tête reflète un air tellement ahuri que je me résigne, ils seraient capables de tout faire capoter, en pire. Seule échappatoire : l'escapade. Le train traverse à petite allure les banlieues résidentielles, c'est le moment. D'un regard la jeune fille m'a compris, et nous sautons par la porte de secours. Le train s'arrête, mais pas nous. Le temps que les militaires réagissent, nous sommes déjà derrière quelques pâtés de maisons.

Fiers de notre coup, on se tape un give me five. Bon, du coup il va falloir 'emprunter' une voiture. Et tandis que je m'affaire dans une rue peu fréquentée, une grosse BM noire surfit au coin, crissant des pneus comme pas deux. Un gros mec en costard et lunettes noires s'assied sur le rebord de la fenêtre, uzi à la main. Pas de doute, c'est pour nous. Je crochète la portière à temps, on démarre au quart de tour. C'est parti pour une course-poursuite dans les suburbs.

Par sickmyduck - Publié dans : drolesdereves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 24 décembre 2005

La grande plaine est bordée de forêts et maquis. Voilà un mois que la guerre fait rage et chaque jour l'ennemi progresse. Notre campement, formé de nombreuses tentes et de constructions précaires tien bon face aux attaques.
Je fais partie des espions, de ceux qui agissent dans l'ombre sans se contenter de récolter des informations. Et malgré sa forme très atypique - une armée de bonbons géants humanoïdes - l'ennemi est plus acharné que tout autre. Le but de cette armée de couleurs : décimer l'espèce humaine. Nos troupes sont le dernier rempart avant la victoire du sucre sur nous. Menés par une marquise très chic, nous nous défendons, baïonnette au canon, tant bien que mal.
La particularité de cette guerre est que l'ennemi progresse très lentement. C'est une guerre contre le temps, en réalité : chaque jour les premières lignes colorées gagnent quelques mètres. Encore deux jours et ils atteindront nos tentes. En attendant, personne ne peut rien faire. Oui c'est ainsi.

La particularité d'être un espion est aussi d'être proche du commandement. La Marquise requiert mon escadron : un pli envoyé par l'ennemi vient d'arriver. Il annonce que nos lignes sont infiltrées par une de leurs bombes vivantes. Cette franchise ne m'étonne guère, ces bonbons sont hargneux et prétentieux. Alors que la discussion progresse dans le QG, je sors faire quelques pas. C'est le jour de lessive, chaque jeune homme doit changer de t-shirt. J'observe ce manège sans grande attention, quand je vois un jeune garçon qui retire son t-shirt.. et en a un autre sur lui ! Pas de doute, la taupe c'est lui : les bonbons ennemis savent prendre l'apparence humaine, mais partiellement. Son corps est certainement fait de guimauve ! Je hèle un de mes hommes tandis que je me jette sur la bombe vivante, le plaque au sol et le bâillonne aussi sec. Je l'amène dans une tente pour l'interroger en compagnie de la Marquise et de ma troupe. Le prisonnier reprend alors sa forme horrible de bonbon raté, fondu, coloré à souhait et au regard démoniaque. Dans un grand rire il annonce alors notre perte. Car pendant ce temps, les lignes ennemies ont progressé. Il ne nous reste plus qu'à s'équiper et amorcer le combat. Ca va trancher.

Par sickmyduck - Publié dans : drolesdereves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 10 décembre 2005

Ca y est, l'année scolaire est terminée, j'entame mon nouveau stage. C'est mon premier jour, et un sentiment étrange m'anime. Normal, puisqu'il se déroule dans la boîte dont je me suis enfui l'année dernière, où le souvenir de mon passage éclair ne doit pas être glorieux.

Qu'importe, je pénètre hardis dans le grand bâtiment, et amorce une tournée de poignées de mains. "Salut, je suis revenu" ; "Eh oui, me revoilà" ; "Tiens, comment vas-tu ? On va à nouveau bosser ensemble"... Etc, en partant des entrepôts et magasins jusqu'aux différents services d'achat, de gestion, les saluant tous, sans exception. Chacun me regarde avec des yeux écarquillés, aucun ne prononce un mot. L'ambiance est tendue mais ça passe. Jusqu'à quand ? J'évite cependant le service marketing et communication, les mauvais souvenirs prenant le dessus. Et me dirige vers la direction, qui a changé entre-temps. Ils sont deux. Très étonnés de me voir eux aussi, incrédules. Normal, ce sont les patrons de l'agence de com' où j'ai effectué mon stage à la suite du premier inachevé. Il avait bien commencé, mais la fin s’était avérée salutaire. Leur sourire est mitigé, je sens même un regard paniqué chez l'un des deux. Ah ah, ça va être chouette ce stage, non ?

Par sickmyduck - Publié dans : drolesdereves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus